Droits et Démocratie sur la corde raide
Joël-Denis Bellavance
La Presse
OTTAWA - Au plus fort de la crise qui a secoué l'organisme Droits et Démocratie dans les derniers mois, le gouvernement Harper était prêt à mettre la clé sous la porte.
C'est du moins la menace qu'aurait brandie le 3 mars l'un des membres du conseil d'administration de l'organisme, Jacques Gauthier, au cours d'une rencontre avec les représentants du syndicat des employés, selon Maxime Longangué, président du syndicat.M. Longangué, la vice-présidente du syndicat, Micheline Lévesque, et trois employés récemment congédiés - Razmik Panossian, Marie-France Cloutier et Charles Vallerand - ont témoigné mardi devant un comité parlementaire afin d'expliquer les causes de la crise qui frappe l'organisme et qui a même entraîné la mort de son président, Rémy Beauregard, en janvier.
M. Gauthier, président par intérim de Droits et Démocratie à la suite de la mort de M. Beauregard, aurait alors invité ses interlocuteurs à cesser les «attaques» contre le gouvernement, fortement critiqué par les partis de l'opposition pour sa gestion de la crise.


